
En 1532, Jean Breton, secrétaire des Finances de François Ier, se porte acquéreur d’une forteresse médiévale située non loin de Tours. A l’instar du souverain qui bâtit en Val de Loire selon les nouvelles techniques architecturales de la Renaissance, Jean Breton entreprend de grands travaux pour faire entrer le château de Villandry dans la modernité.
Le château de Villandry est un ensemble entremêlant intimement architecture et jardins, situé à 15 km à l’ouest de Tours, dans le département français d’Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.


L’esprit des nouvelles demeures de la Renaissance réside dans le bien-être physique et intellectuel qu’elles apportent à leurs occupants. Ce principe a notamment été théorisé par Leon Battista Alberti dans son traité d’architecture De Re Aedificatoria (De l’Architecture). Située en dehors de la ville, au cœur de la nature, la villa de la Renaissance est un lieu agréable (locus amoenus) où réunir sa famille et ses amis. La notion de lieu agréable trouve son origine dans les écrits des poètes antiques dont s’inspirent les Humanistes de la Renaissance. Pour qu’un lieu soit dit « agréable », il doit réunir sept critères : un cours d’eau, de l’ombre, une douce brise, des fleurs, des simples, des arbres et des fruits.
Les jardins actuels du château de Villandry sont le fruit d’une reconstitution patiente effectuée dès 1906 par le docteur Joachim Carvallo à partir de planches et de textes anciens de l’architecte Jacques Androuet du Cerceau, traitant alors d’un jardin de la Renaissance typique du xvie siècle.

